Une manifestation anti-migration devient violente à Bruxelles

Camaractu

16 décembre 2018

La police a lancé des gaz lacrymogènes et des canons à eau lors de manifestations anti-migration contre la Commission européenne à Bruxelles.

Les nationalistes flamands figuraient parmi les milliers de personnes qui ont défilé dans la capitale européenne, en signe de protestation contre un pacte des Nations unies sur la migration, signé ce mois-ci.

Ils ont été accueillis avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, alors que la police anti-émeute fermait de larges rues du centre-ville et confrontait des manifestants qui s'étaient séparés du rassemblement initial.

Les gens agitent le drapeau des Flandres en participant à un rassemblement organisé le 16 décembre 2018 à Bruxelles par le parti flamand de droite Vlaams Belang et d'autres organisations, pour protester contre le pacte mondial de l'ONU sur les migrations signé à Marrakech la semaine dernière par Premier ministre belge. - Le maire de Bruxelles a interdit la tenue de cette marche, mais le Conseil d'Etat s'est prononcé contre cette décision et le mach est autorisé. Une contre-marche est également organisée pour une Belgique solidaire.
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Les gens agitent le drapeau de la Flandre lors de la manifestation

Les manifestants s'opposent au pacte des Nations unies sur les migrations, accord non contraignant conclu par la majorité des États membres pour coopérer afin de garantir une migration sûre et ordonnée et de défendre les droits des migrants dans le monde entier.

Le pacte, qui était signé à Marrakech la semaine dernière, a été critiqué par des voix conservatrices et d'extrême droite qui disent que cela menace la souveraineté nationale.

Armes improvisées manifestants
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Armes improvisées manifestants

En Belgique, le Premier ministre Charles Michel a été dirigé à la tête d'un gouvernement minoritaire après la démission du parti nationaliste flamand N-VA en signe de protestation contre la signature de l'accord.

Les drapeaux d'un autre groupe flamand, le Vlaams Belang, étaient visibles lors de la marche de dimanche. Les manifestants ont appelé M. Michel à la démission et accusé les responsables politiques de ne pas tenir compte de la "volonté du peuple".

La police, qui a déclaré par la suite que les manifestants étaient devenus violents lorsqu'on leur avait demandé de se disperser, a été filmée et frappait des personnes avec des matraques.

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