Une foule armée de barres métalliques utilise des feux d’artifice pour attaquer le commissariat de police de Paris | Nouvelles du monde

Camaractu

11 octobre 2020

Une foule armée de barres métalliques et de feux d’artifice a attaqué un poste de police de la banlieue parisienne, ont déclaré des responsables de la ville.

Un groupe non identifié d’environ 40 personnes, dont le mobile n’était pas clair, a tenté de prendre d’assaut le poste de police de Champigny-sur-Marne, à environ 15 km au sud-est du centre Paris.

La foule a tenté, mais échoué, de pénétrer de force dans le bâtiment samedi soir lors de la troisième attaque contre la station en trois ans.

Les responsables ont déclaré qu’ils « n’étaient pas loin d’une catastrophe ».

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par la police montrait un barrage de feux d’artifice en direction de la gare, située dans le quartier d’un lotissement connu pour le trafic de drogue.

La préfecture de police de Paris a déclaré sur Twitter. « Violente attaque hier soir contre le commissariat de Champigny avec des tirs de mortier et divers projectiles. Aucun policier n’a été blessé. »

Personne n’a été arrêté mais des photos montraient des vitres brisées au poste de police et des voitures endommagées.

La zone est considérée par les autorités comme un quartier hautement prioritaire pour la restauration de l’ordre.

Le maire de Champigny, Laurent Jeanne, a déclaré à BFM: «Il s’agissait d’une attaque organisée d’une quarantaine de personnes qui voulaient se battre. Depuis quelques jours, c’est tendu avec des gens qui ont une certaine volonté de se battre avec la police.

« C’est un sentiment anti-police. Nous n’étions pas loin d’un désastre. »

Des policiers devant le commissariat de Champigny-sur-Marne après l'attentat
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Des policiers devant le commissariat de Champigny-sur-Marne après l’attentat

C’est le dernier en date d’un certain nombre d’incidents liés à la sécurité de l’ordre public France depuis la fin du verrouillage du COVID-19 à la mi-mai.

Les ministres et les forces de l’ordre sont en alerte accrue face à l’augmentation de la criminalité au milieu des retombées économiques de la coronavirus pandémie.

Le président Emmanuel Macron, qui fait face à une élection présidentielle dans moins de deux ans, a été critiqué par les opposants pour crime et sécurité publique depuis son arrivée au pouvoir en 2017.

Les sondages d’opinion montrent que le public considère son gouvernement comme le plus faible sur ces questions.

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