Donald Trump a gelé tous les actifs du gouvernement vénézuélien aux États-Unis.
Cette mesure représente une forte escalade d'une campagne diplomatique et de sanctions visant à éliminer le socialiste du pays. président Nicolas Maduro.
L'interdiction faite aux Américains de faire affaire avec le gouvernement vénézuélien prend effet immédiatement.
Un décret signé lundi par M. Trump va bien au-delà des sanctions imposées ces derniers mois à la compagnie pétrolière nationale PDVSA, le secteur financier, et à des mesures contre des dizaines de responsables vénézuéliens.
L'ordonnance, qui ne correspond pas à un véritable embargo commercial, cite M. Maduro dans son "usurpation" continue du pouvoir et les violations des droits de l'homme perpétrées par ses fidèles.
Il déclare: "Tous les biens et intérêts du gouvernement du Venezuela qui se trouvent aux États-Unis sont bloqués et ne peuvent être cédés, payés, exportés, retirés ou autrement échangés."
Les mesures représentent les efforts américains les plus paralysants pour renvoyer M. Maduro depuis que le gouvernement Trump a reconnu le chef de l'opposition du Venezuela, Juan Guaido, à la présidence du pays en janvier
L’administration Trump exerce de plus en plus de pression sur Caracas afin de renverser M. Maduro du pouvoir, avec la plupart des démocraties occidentales et les pays d'Amérique latine demandant à M. Maduro de se retirer.
Mais la Chine et la Russie ont continué à soutenir le dirigeant vénézuélien.
Le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a averti les deux pays de ne pas doubler leur soutien à lui lundi.
M. Bolton a déclaré qu'il prononcerait mardi un discours lors d'une réunion de plus de 50 pays à Lima, au Pérou, qui présenterait un projet d'initiative américaine visant à aboutir à un transfert pacifique du pouvoir au Venezuela.
Moscou et Pékin ont refusé l'invitation
M. Trump a déclaré jeudi qu'il envisageait une quarantaine ou un blocus du Venezuela, bien qu'il n'ait pas encore précisé à ce moment-là quand et comment une telle mesure serait imposée.
Il prend des mesures plus dramatiques après que de nombreuses séries de sanctions n'aient pas réussi à renverser l'armée mauritanienne contre M. Maduro ou à faire des progrès significatifs pour le déloger.
Les responsables américains ont longtemps déclaré qu'ils avaient d'autres armes dans leur arsenal économique.
Ils ont exprimé en privé leur frustration devant le fait que leurs partenaires européens et d’autres n’aient pas pris de mesures plus énergiques et que la campagne de pression qui durait depuis plusieurs mois n’avait pas progressé davantage.
Le ministère vénézuélien de l'Information n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire après la signature de l'ordre exécutif lundi.

