Des soldats doivent être déployés dans toute la France pour contribuer au maintien de la sécurité lors des manifestations contre la veste jaune.
Le président Emmanuel Macron a déclaré que l'armée sécuriserait les bâtiments du gouvernement et d'autres sites.
Cela permettra aux forces de police de veiller au maintien de l'ordre public, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
Environ 7 000 soldats, dont la plupart sont armés d’armes automatiques, sont déjà déployés dans tout le pays dans le cadre de ce que l’armée a appelé l’opération Sentinel, créée pour protéger les sites sensibles à la suite d’attaques terroristes meurtrières de 2015.
Cette semaine, le gouvernement français a annoncé de nouvelles mesures de sécurité et une interdiction de porter un gilet jaune sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris et dans deux autres villes à la suite des émeutes du week-end qui ont laissé des boutiques de luxe pillées et carbonisées par des incendies volontaires.
La décision de déployer l'armée a été critiquée par le député des Républicains, Guillaume Larrive, qui a déclaré à Radio Classique: "Maintenir l'ordre en France devrait être l'affaire de la police et de la gendarmerie nationale. Ce n'est pas le travail de l'armée."
Cette décision a également été condamnée par Raphael Glucksmann, qui dirigera les socialistes aux élections européennes. Il a demandé sur Twitter: "Dans quelle démocratie européenne l'armée est-elle appelée à surveiller un mouvement social?"
"Cela montre l'étendue de l'incapacité de Macron à réconcilier les Français et à atténuer les tensions dans notre société."
Les manifestations Gilets Jaunes (gilets jaunes) ont commencé en novembre 2018 et ont été déclenchées par la hausse des prix du carburant et le coût de la vie élevé à la suite des réformes fiscales introduites par M. Macron.
Les manifestants demandent que les taxes sur les carburants soient réduites et que les gens riches paient des taxes plus élevées pour alléger le fardeau des citoyens les plus pauvres.
Les manifestations, qui se déroulent tous les samedis de manière consécutive depuis 2018, se font de plus en plus violentes avec les affrontements entre manifestants et policiers.
Dans un incident en février, un manifestant a eu la main arrachée et plusieurs autres ont été grièvement blessés.

