Accueil Actualité L'offensive en Syrie Idlib pourrait atteindre de «nouveaux niveaux d'horreur»

L'offensive en Syrie Idlib pourrait atteindre de «nouveaux niveaux d'horreur»

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La Russie, la Turquie et l’Iran n’ont pas réussi à s’entendre sur un cessez-le-feu qui empêcherait une offensive du gouvernement syrien contre Idlib.

Les Nations Unies craignent que l’action puisse provoquer une catastrophe humanitaire dans la ville impliquant des dizaines de milliers de civils.

L’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan De Mistura, a déclaré que d’une manière ou d’une autre il fallait mettre fin à la guerre "ou que nous verrions cette guerre atteindre de nouveaux niveaux d’horreur".

Mais le président russe Vladimir Poutine et le président iranien Hassan Rouhani ont repoussé l’appel de la Turquie à la trêve de Recep Erdogan.

Les trois dirigeants se sont réunis à Téhéran pour un sommet des principaux acteurs étrangers de la guerre en Syrie.

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Un camp de réfugiés pour les Syriens déplacés dans la province d'Idlib

M. Erdogan a déclaré qu'il craignait un massacre et que la Turquie ne pouvait accueillir plus de réfugiés traversant sa frontière.

Le président russe M. Poutine a déclaré qu’un cessez-le-feu serait inutile, car il n’impliquerait pas les groupes militants islamistes qu’il considère comme des terroristes.

M. Rouhani a déclaré que la Syrie devait reprendre le contrôle de tout son territoire.

Mais M. De Mistura dit que "les signaux" de la réunion des présidents de Téhéran sont qu’ils ont l’intention de continuer à discuter pour éviter une catastrophe potentielle dans Idlib tenue par les rebelles.

Idlib est le seul bastion majeur des insurgés et une offensive gouvernementale pourrait être la dernière bataille décisive de la guerre.

Chacune des trois nations a ses propres intérêts dans le conflit en Syrie.

L’Iran veut garder son pied dans la nation méditerranéenne voisine d’Israël et du Liban.

La Turquie, qui a soutenu les forces d'opposition contre le président syrien Bachar al-Assad, craint un afflux de réfugiés fuyant une offensive militaire et des zones déstabilisantes en Syrie.

Une image fixe extraite d'une vidéo diffusée par le ministère de la Défense de la Russie montre un missile ...
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Une image tirée d'une vidéo diffusée par la Russie montre un missile frappant Idlib

La Russie veut maintenir sa présence régionale pour combler le vide laissé par l’incertitude américaine quant à ce qu’elle veut du conflit.

L'ambassadeur de Syrie affirme que le gouvernement s'est engagé à récupérer le territoire syrien et à le "libérer du terrorisme et de l'occupation étrangère", ajoutant qu'il n'y a pas de zone de désescalade dans Idlib, parce que "des groupes armés ont refusé de se dissocier des groupes terroristes".

Bachar Ja'afari a déclaré au Conseil de sécurité vendredi que "la situation est telle qu’elle est actuellement à Idlib car les pays qui soutiennent le terrorisme ne veulent pas faire la distinction entre les terroristes et l’opposition armée".

La province du nord-ouest d'Idlib et ses environs abritent environ trois millions de personnes, dont près de la moitié sont des civils déplacés d'autres régions de Syrie.

On estime à 10 000 le nombre de combattants inconditionnels, dont des militants liés à Al-Qaïda, dans la province.

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