Marine Le Pen déclare la victoire aux élections européennes sur le président français proeuropéen Emmanuel Macron.
Le leader nationaliste d'extrême droite français a déclaré que le résultat attendu "confirmait la nouvelle division nationaliste-mondialiste en France et au-delà".
Les agences de vote françaises prévoient que le parti du Rassemblement national de Mme Le Pen viendra en premier lors du vote en France dimanche, suivi du parti de M. Macron, le parti républicain Republic on the Move.
Mme Le Pen a également exprimé l'espoir que les élections pourraient préfigurer la victoire de son parti à l'élection présidentielle de 2022 en France après avoir été battue par M. Macron lors du vote présidentiel français de 2017.
Elle a également invité M. Macron à dissoudre le parlement français.
Mais le parti de M. Macron s'engage à combattre les nationalistes au Parlement européen et à les empêcher d'affaiblir la France.
Le président français a déclaré que le rassemblement national représentait la "lèpre" du nationalisme qui dévore l'Union européenne de l'intérieur.
Nathalie Loiseau, principale candidate du parti centriste de M. Macron, a exhorté toutes les forces proeuropéennes à "s'unir pour défendre les intérêts des Européens" et à ne pas laisser l'Union européenne tomber entre les mains de "ceux qui veulent la désosser".
Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a déclaré qu'il continuerait à mettre en œuvre les politiques et les réformes prévues de M. Macron.
Parallèlement, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé à la tenue d'élections nationales à la suite de la perte des élections européennes de son parti.
S'exprimant dans les bureaux du parti Syriza, M. Tsipras a déclaré que "les résultats ne répondent pas à nos attentes … je ne les ignorerai pas ni ne quitterai".
Le mandat du gouvernement se termine en octobre et avant l'annonce de dimanche soir, des représentants du gouvernement ont annoncé que des élections auraient lieu à la fin du mandat.
M. Tsipras a également annoncé qu'il se rendrait chez le président grec pour demander la dissolution anticipée du parlement après le second tour des élections locales et régionales le 2 juin.
Quatre cent millions de personnes avaient le droit de voter aux élections et environ la moitié ont voté, a estimé dimanche une estimation globale. C’est la première fois que le taux de participation a augmenté en quatre décennies de vote à l’échelle du continent.
Certains commentateurs ont affirmé que cet enthousiasme accru était une réponse aux défis allant du changement climatique à la montée des partis eurosceptiques.
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