L’ambassadeur américain en Corée du Sud a rasé sa moustache très controversée, affirmant qu’elle faisait trop chaud sous un masque pendant les mois d’été.
La décision de Harry Harris était à la fois diplomatique et pratique, car la moustache a offensé la Corée du Sud pour avoir rappelé à ses hôtes les poils du visage portés par les gouverneurs coloniaux japonais qui dirigeaient le pays il y a un siècle.
L’amiral de la marine à la retraite est devenu ambassadeur en juillet 2018. Il a un héritage japonais, et a admis que sa moustache était devenue « un point de fascination ici ».
Mais il a insisté sur le fait que ses poils sur le visage resteraient jusqu’à ce que quelqu’un le persuade que c’était « vu d’une manière qui blesse » la relation entre Washington et Séoul.
M. Harris dit que sa visite chez le coiffeur cette semaine a été motivée par la flambée des températures, plutôt que par la montée des tensions diplomatiques.
Il a tweeté: « Pour moi, c’était soit garder la tache, soit perdre le masque. L’été à Séoul est bien trop chaud et humide pour les deux. Les directives #COVID comptent et je suis un homme masqué! »
Une vidéo de l’ambassade américaine mise en ligne montre l’ambassadeur en train de toucher les coudes avec son coiffeur, avant de se soumettre nerveusement à un rasage.
Se voyant par la suite dans le miroir, M. Harris s’est exclamé: « Wow. Je n’ai pas vu ce visage depuis des années! »
Il remercia son coiffeur, lui disant qu’il se sentait beaucoup plus frais maintenant qu’il était rasé de près sous son masque.
Le relooking de l’ambassadeur américain plaira à ceux qui avaient trouvé ses poils insultants.
L’année dernière, le journal Korea Times a écrit que sa moustache « est devenue associée à la dernière image américaine d’irrespect et même de coercition envers la Corée ».
Il y a eu des désaccords récents entre Washington et Séoul sur le déploiement de troupes américaines en Corée du Sud. La force américaine de 28 500 hommes est stationnée là-bas pour aider à se protéger contre les menaces de la Corée du Nord.
Mais Donald Trump et Moon Jae-in n’ont pas encore signé un nouvel accord de partage des coûts après l’expiration du dernier à la fin de 2019, et le président américain explorerait des options de réduction des coûts pour réduire la présence militaire du pays à l’étranger.


