Boris Johnson avertira le Conseil de sécurité des Nations Unies que si des mesures urgentes ne sont pas prises pour lutter contre le changement climatique, le monde risque d’aggraver les conflits, les déplacements et l’insécurité.
Dans une allocution virtuelle, le Premier ministre invitera tous les membres à aider les pays les plus vulnérables à s’adapter à l’impact du changement climatique et à réduire les émissions.
Il dira que les problèmes de sécurité doivent être considérés parallèlement aux impacts environnementaux du réchauffement climatique.
Le Royaume-Uni s’est engagé à réduire ses émissions de 68% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.
En novembre, la Grande-Bretagne accueillera la conférence historique COP26 sur le climat à Glasgow.
Sur les 20 pays classés les plus vulnérables à la hausse des températures mondiales, 12 sont déjà en conflit.
Avant de présider la session du Conseil de sécurité de l’ONU, M. Johnson a déclaré: «Le CSNU est chargé de faire face aux menaces les plus graves à la paix et à la sécurité mondiales, et c’est exactement ce que représente le changement climatique.
«Des communautés déracinées par les conditions météorologiques extrêmes et la faim aux seigneurs de guerre capitalisant sur la ruée vers les ressources, le réchauffement de la planète conduit à l’insécurité.
<< Contrairement à de nombreuses questions dont traite le Conseil, nous savons exactement comment aborder cette question. En aidant les pays vulnérables à s'adapter aux changements climatiques et en réduisant les émissions mondiales à zéro net, nous protégerons non seulement l'abondante biodiversité de notre planète, mais aussi sa prospérité et Sécurité."
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Selon l’indice mondial des risques climatiques, les cinq pays les plus touchés par le changement climatique au 21e siècle étaient le Pakistan, le Myanmar, Haïti, les Philippines et Porto Rico.
Le changement climatique augmente le risque d’instabilité due à des facteurs tels que les échecs agricoles, la perte de maisons et l’accès à l’eau.
Elle stimule également les mouvements de population, comme on l’a vu à travers le monde, de l’Amérique centrale à la Syrie.
Le président américain Joe Biden a reconnu le lien entre le changement climatique et la sécurité nationale.
Lors de son entrée en fonction, il a signé un certain nombre de décrets, dont un pour rejoindre l’Accord de Paris.
Il a également demandé au gouvernement fédéral d’intégrer les changements climatiques à ses politiques de sécurité étrangère et nationale.
M. Biden a promis de travailler avec d’autres pays pour soutenir les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, en augmentant ce qu’il appelle «notre résilience collective».

