Sept personnes – dont deux mineures – doivent comparaître devant un juge antiterroriste dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du professeur de français Samuel Paty.
L’homme de 47 ans a été décapité devant son école dans une banlieue de Paris après avoir discuté des images du prophète Mahomet avec ses élèves.
Les enquêteurs affirment que l’attaquant de 18 ans, Abdullah Anzorov – qui a été abattu par la police – cherchait à venger l’utilisation des images par sa victime.
Un parent, qui aurait posté une vidéo sur la classe du professeur d’histoire, fait partie du groupe de sept personnes avec deux mineurs.
Les procureurs ont déclaré que l’agresseur s’était approché des deux élèves à l’extérieur de l’école et leur avait demandé d’identifier M. Paty alors qu’il quittait l’école pour la journée.
Cela intervient alors que le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré avoir demandé aux autorités locales de mettre les mosquées des villes de Bordeaux et de Béziers sous protection policière à la suite de menaces.
Le journal régional français La Nouvelle République a également reçu des menaces sur les réseaux sociaux après avoir publié une caricature du prophète Mahomet en première page.
Le journal a publié un dessin satirique antérieur du magazine Charlie Hebdo pour souligner la menace des extrémistes islamiques.
L’un des journalistes du journal, Christophe Herigault, a déclaré à BFMTV que si la grande majorité avait donné à la première page une réaction positive pour défendre la liberté d’expression, un petit nombre avait émis des menaces contre le journal.
« Il y a eu quatre ou cinq menaces, notamment sur Facebook, ce qui nous a conduit à porter plainte, par principe », a-t-il déclaré.
Le président français Emmanuel Macron a promis d’intensifier l’action contre l’extrémisme ces derniers jours.
La France a annoncé qu’elle interdirait un groupe islamiste du nom de feu Cheikh Yassine dans le cadre d’une répression contre les militants à la suite de l’attaque.
Le groupe interdit porte le nom d’un dirigeant musulman palestinien et co-fondateur du mouvement Hamas qui a été assassiné en 2004. Le Hamas a nié tout lien avec le groupe français.
Un hommage national en l’honneur de M. Paty est prévu mercredi à l’université de la Sorbonne à Paris.
