L'ancien patron du FBI, James Comey, accepte de témoigner en privé pour un comité de la Chambre

Camaractu

2 décembre 2018

L'ancien directeur du FBI, James Comey, a renoncé à sa contestation judiciaire et a accepté de témoigner en privé devant le comité judiciaire de la Chambre des représentants.

On s'attend à ce qu'il soit interrogé sur la décision de ne pas poursuivre Hillary Clinton pour son utilisation d'un serveur de messagerie privé et sur l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et l'équipe de campagne électorale de Donald Trump.

M. Comey, qui avait été limogé par le président l'année dernière, avait tenté d'annuler l'assignation à comparaître lui ordonnant de répondre à des questions en privé.

Son avocat, David Kelley, avait accusé les membres républicains du comité de vouloir une audience à huis clos afin de pouvoir divulguer de manière sélective des extraits du témoignage de M. Comey.

Donald Trump rencontre James Comey à la Maison Blanche en janvier
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James Comey a été licencié par le président en mai 2017

Mais l'ancien chef du FBI a maintenant accepté la session de vendredi après que le comité ait annoncé qu'une transcription serait publiée après 24 heures et qu'il pourrait en parler plus tard.

M. Comey a tweeté: "Reconnaissant pour une audition impartiale du juge. Difficile de protéger mes droits sans être méprisé, ce à quoi je ne crois pas.

"Alors restons assis dans le noir, mais les républicains s'accordent pour dire que je suis libre de parler une fois terminé et que la transcription est rendue publique dans les 24 heures. C'est le témoignage le plus proche que je puisse avoir."

L'accord a été conclu un jour avant que les avocats ne comparaissent à nouveau devant le tribunal.

Les démocrates ont déclaré que l'enquête menée par les républicains était une tentative de saper l'enquête sur l'ingérence de la Russie lors de l'élection présidentielle de 2016 de l'avocat spécial Robert Mueller, lui-même un ancien directeur du FBI.

Les républicains ont déclaré que le FBI avait un parti pris contre M. Trump, citant sa décision de ne pas engager de poursuites pénales contre son ancien rival, Hillary Clinton.

Un rapport du ministère de la Justice publié au début de l'année critiquait M. Comey pour sa gestion de l'affaire Clinton, mais affirmait qu'il ne manifestait aucun parti pris.

L'enquête menée par les républicains sur le FBI est dans une course contre la montre pour aboutir à des conclusions, car elle sera close alors que les démocrates se préparent à prendre le contrôle de la Chambre des représentants en janvier.

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