Israël a été contraint de fermer toutes ses plages méditerranéennes après qu’un déversement de pétrole en mer a entraîné le goudron atteignant 100 miles de côtes.
Les autorités qualifient cet incident de l’une des pires catastrophes écologiques du pays.
De grandes boules de goudron noir ont commencé à apparaître sur les côtes israéliennes la semaine dernière après qu’une violente tempête a emporté les sous-produits pétroliers sur la côte, faisant des ravages sur la faune.
Des chercheurs du ministère de l’Agriculture du pays ont confirmé dimanche qu’un jeune rorqual commun mort qui s’était échoué sur une plage du sud d’Israël était mort après avoir ingéré le liquide noir visqueux.
La cause exacte du déversement n’a pas encore été déterminée et fait actuellement l’objet d’une enquête de la part des responsables environnementaux israéliens.
Des volontaires se sont rendus sur les plages pour aider à nettoyer le goudron, mais plusieurs ont été transportés à l’hôpital après avoir inhalé des vapeurs toxiques.
Les ministères de la Protection de l’environnement, de la Santé et de l’Intérieur ont publié dimanche une déclaration commune avertissant le public de ne pas visiter toute la longueur du littoral méditerranéen de 120 milles du pays, avertissant que « l’exposition au goudron peut être nocive pour la santé publique ».
La ministre de la Protection de l’environnement, Gila Gamliel, a déclaré que son département estime que le projet de nettoyage coûtera des dizaines de millions de shekels.
Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a visité dimanche l’une des plages jonchées de goudron du pays et a salué le travail du ministère.
L’autorité israélienne de la nature et des parcs a qualifié le déversement de « l’une des catastrophes écologiques les plus graves » de l’histoire du pays.
En 2014, un déversement de pétrole brut dans le désert d’Arava a causé d’importants dommages à l’un des écosystèmes délicats du pays.


