Sidi Ahmed Ghlam: Début du procès pour meurtre d’un homme qui «a abandonné le projet de bombarder l’église après s’être tiré une balle dans la jambe» | Nouvelles du monde

Camaractu

5 octobre 2020

Un homme qui aurait abandonné un projet de bombardement d’une église après s’être tiré une balle dans la jambe a été jugé pour meurtre et tentative de meurtre terroriste.

Sidi Ahmed Ghlam aurait tué Aurélie Chatelain dans sa voiture incendiée près de l’église Saint Cyr et Sainte Julitte dans le Paris banlieue de Villejuif en avril 2015.

Peu de temps après, un Algérien de 29 ans a appelé à l’aide, affirmant avoir été abattu près de chez lui, non loin de l’église.

Personnes tenant une photo d'Aurélie Chatelain lors d'un événement tenu à sa mémoire en 2015
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Des gens tiennent une photo d’Aurélie Chatelain lors d’un événement tenu à sa mémoire

Les procureurs de la capitale française affirment que son attentat à la bombe a été orchestré par État islamique extrémistes en Syrie.

La police a déclaré que Ghlam avait tiré sur Mme Chatelain et prévoyait de faire sauter l’église pendant la messe dominicale, mais qu’il a dû abandonner le complot après s’être accidentellement tiré une balle dans la jambe en essayant de remettre son arme à feu dans sa ceinture.

Les enquêteurs disent que le suspect leur a dit qu’il s’était délibérément tiré une balle dans la cuisse après avoir eu des doutes sur le massacre prévu.

Il affirme que Mme Chatelain, une instructrice de conditionnement physique, a été accidentellement tuée par un complice nommé « Hamza ».

Aucun des autres suspects de l’affaire n’a mentionné ce prétendu complice.

Ghlam, qui risque la prison à vie s’il est reconnu coupable, nie les actes répréhensibles.

Les parents d'Aurélie Chatelain vus lors d'un mémorial à leur fille en 2015
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Les parents d’Aurelie Chatelain lors d’un mémorial à leur fille en 2015

Neuf accusés sont jugés à ses côtés, dont sept lui auraient fourni des armes et des gilets de protection.

Les deux autres sont des extrémistes accusés d’avoir guidé sa prétendue tentative d’attaque, qui seraient en Syrie et probablement morts.

Un troisième parrain présumé, Abdelhamid Abaaoud, a été tué par la police après avoir apparemment coordonné les attaques de novembre 2015 contre le Bataclan salle de concert à Paris, stade national de France et plusieurs cafés.

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