
Le constructeur français a révélé en décembre dernier que la voiture conçue pour la ramener aux 24 Heures du Mans devait commencer ses essais à la mi-2021.
Mais les retards liés à la crise sanitaire du COVID-19 ont retardé le programme, selon Jean-Marc Finot, patron du sport automobile du groupe de marques PSA qui intègre Peugeot.
«Je pense que ce sera quelques mois plus tard que prévu», a déclaré Finot à Motorsport.com au Mans lors de la confirmation du programme LMH. «À cause du COVID, nous avons dû le reporter, mais ce sera avant la fin de 2021.»
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Lorsqu’on lui a demandé si la voiture pouvait être opérationnelle au début de l’automne, Finot a répondu: « Pour septembre, nous devrons nous battre. »
Finot a souligné que l’évaluation par Peugeot de la nouvelle réglementation LMDh basée sur la LMP2 annoncée en janvier n’avait pas eu d’impact sur le calendrier du programme.
«Ce n’était pas un facteur car chez Peugeot Sport, nous n’avons travaillé que sur l’architecture LMH», a-t-il déclaré. «En LMDh, le travail doit être effectué par le constructeur de la voiture et non par le constructeur.»
Peugeot n’a pas encore annoncé à quel stade de la saison la voiture commencera à courir en 2022, seulement qu’elle décidera quand la voiture rejoindra le WEC au début de cette année civile.
Finot a expliqué que les principales décisions de conception de la voiture ont déjà été prises par l’équipe de conception sous la direction du directeur technique Olivier Jansonnie. Il s’agit notamment de l’architecture du moteur à combustion interne de la voiture.
Il a également révélé que Peugeot avait un fournisseur en place pour construire les monocoques en composite de carbone pour un design qui n’a pas encore reçu de nom. Il s’est également associé à Ligier Automotive pour aider à développer l’aérodynamique de la voiture.
Peugeot commencera à penser aux pilotes pour les voitures alignées par l’équipe interne Peugeot Sport après Le Mans ce week-end, selon Finot. Il a insisté sur le fait qu’il ne sera pas essentiel pour Peugeot d’avoir plusieurs pilotes français dans ses livres.
« Nous savons qu’il sera très difficile de se battre en WEC, donc nous allons nous concentrer sur la performance », a-t-il déclaré. «La priorité est la performance: s’ils sont français, c’est bien, mais on ne choisira pas de pilotes en raison de leur nationalité.»