Des officiers à Paris ont tiré des gaz lacrymogènes après que des milliers de personnes se soient rassemblées pour une manifestation interdite contre les violences policières.
La manifestation a eu lieu devant le Tribunal de Paris, le principal palais de justice de la capitale, dans un contexte d’indignation mondiale croissante à l’égard du décès de George Floyd à Minneapolis.
Les manifestants rendaient également hommage à Adama Traoré, 24 ans, un homme noir décédé sous la garde de la police française en juillet 2016.
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La famille de M. Traoré affirme qu’il est mort d’asphyxie et ses derniers mots sont les mêmes que ceux de George Floyd: « Je ne peux pas respirer. »
La police a interdit les heures de protestation avant le début, citant coronavirus restrictions interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes.
Mais des milliers de personnes portant des masques et des pancartes Black Lives Matter ont défié l’interdiction, les manifestants chantant l’hymne national français à travers les portes vitrées du palais de justice aux officiers de l’autre côté.
Lorsque les cris de « Justice pour Adama » ont commencé à s’éteindre mardi soir et que la manifestation a pris fin, certains ont été vus en train de piller la police anti-émeute avec des débris et d’incendier des bâtiments voisins.
Des tensions similaires ont éclaté à Marseille au milieu de la fureur que l’affaire Traoré n’est toujours pas résolue quatre ans après ce décès. Les enquêtes sont toujours en cours, les rapports médicaux se révélant peu concluants.
La mort de M. Traoré est comparée à celle de M. Floyd comme un symbole de la brutalité policière.
Dominique Sopo, de l’association française de lutte contre le racisme SOS Racisme, a déclaré: « Lorsque vous refusez de traiter le problème du racisme … cela conduit à ce que nous voyons aux États-Unis. Le cas de George Floyd fait écho à ce que nous craignons en France ».
M. Floyd, 46 ans, n’était pas armé lorsqu’un policier blanc du nom de Derek Chauvin lui a appuyé le genou sur le cou Minneapolis malgré ses plaintes, il ne pouvait pas respirer.
Il est décédé peu de temps après, Chauvin faisant face à un chef d’accusation de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire coupable au deuxième degré.
Les protestations contre sa mort se sont rapidement propagées aux États-Unis et au-delà, de nombreuses personnes devenant violentes et un certain nombre de personnes abattues, malgré son les appels de la famille pour que les manifestations restent pacifiques.


