Les dirigeants mondiaux prévoient un sommet virtuel sans précédent pour coordonner une réponse mondiale à la pandémie de coronavirus.
L’événement extraordinaire sera organisé dans les prochains jours sous la présidence du G20 actuellement détenue par l’Arabie saoudite.
Les organisateurs saoudiens ont déclaré à Sky News qu’il fallait s’entendre sur la manière d’avancer collectivement sur l’urgence du COVID-19.
La réunion suivrait un sommet virtuel des ministres des Finances du G20 et des gouverneurs des banques centrales qui s’est tenu lundi.
Lors de cette réunion, les ministres des Finances du G20 ont convenu d’élaborer un plan d’action conjoint du G20.
Ils ont discuté du rôle du FMI, de la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales pour « déployer toutes les ressources disponibles et explorer les mesures supplémentaires nécessaires pour soutenir la stabilité financière et atténuer les contraintes de liquidité pour les marchés émergents et les économies en développement ».
Un responsable saoudien a déclaré à Sky News que les dirigeants se réuniraient par téléconférence pour remédier au manque de coopération à propos de l’épidémie de virus au-delà des frontières.
Les dirigeants discuteront de la manière de travailler d’une manière internationale concertée pour améliorer la planification mondiale, coordonner les règles sur les voyages, augmenter la production et la distribution de matériel médical et surtout partager et diffuser les informations et l’expertise sur le virus.
Les dirigeants mondiaux ne sont pas en mesure de se rencontrer face à face, mais les organisateurs saoudiens sont convaincus que le sommet peut encore être une étape efficace vers l’élaboration d’une réponse mondiale à la crise.
Tout comme lors des sommets internationaux en temps normal, les dirigeants se rencontreront et leurs experts et fonctionnaires se réuniront virtuellement pour donner suite à des actions concrètes.
Les critiques demanderont pourquoi il faut autant de temps aux dirigeants mondiaux pour convoquer le sommet, étant donné l’urgence de la situation.
Des comparaisons défavorables ont été établies avec la réponse internationale à la crise financière de 2008-2009, où une action internationale rapide a sauvé le système financier mondial d’un éventuel effondrement.
Gordon Brown, Premier ministre britannique lors de cette crise, a déclaré la semaine dernière que la réponse était entravée par «trop de nationalisme populiste».
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«Nous avons eu trop de l’Amérique d’abord, l’Inde d’abord, la Chine d’abord. Nous constatons que nous sommes connectés, que cela nous plaise ou non. Nous constatons que nous dépendons les uns des autres, que cela nous plaise ou non.
Le rédacteur en chef de Sky’s Economics, Ed Conway, a tweeté ce matin qu’en 2009, le G20 s’était réuni et avait convenu d’une action coordonnée pour ramener le monde au bord de la catastrophe.
« Dans le sillage de la crise du COVID-19, qui menace des dégâts économiques encore plus importants, le G20 a accepté de… .élaborer un plan d’action », lit-on dans le tweet.

