La violence au Liban s'est poursuivie au cours d'une deuxième journée, des manifestants et des forces de sécurité se sont affrontés près du Parlement à Beyrouth.
Samedi soir, les forces de sécurité ouvert le feu avec des balles en caoutchouc sur les manifestants dans certaines des pires violences depuis le début des manifestations anti-gouvernementales en octobre.
Malgré la répression acharnée, les manifestants sont retournés dimanche dans les rues de la capitale libanaise pour exiger un nouveau chef du gouvernement indépendant.
Les troubles ont éclaté il y a deux mois, alimentés par la colère face à l'augmentation du coût de la vie, de nouveaux plans fiscaux et de l'establishment politique, accusé d'exploiter l'État pour leur propre bénéfice.
"Nous ne partirons pas. Ce sont eux qui ont pillé le pays. Ce sont eux qui nous ont amenés ici. Nous voulons nos droits", a déclaré Nadine Farhat, 31 ans, avocate qui s'est jointe aux manifestations dimanche.
La police anti-émeute et les forces de sécurité, se déployant à nouveau en grand nombre, ont tiré des canons à eau sur des centaines de manifestants.
Les affrontements du week-end ont fait plus de 130 blessés, bien que la Croix-Rouge ait déclaré qu'aucun d'eux n'avait été gravement blessé et traité sur place.
Malgré les appels répétés en faveur d'un nouveau chef de l'État indépendant, il semble probable que Saad al Hariri, qui avait démissionné auparavant, sera réinstallé au poste de Premier ministre.
Des entretiens devraient avoir lieu lundi entre des responsables du pays, dans l'espoir de ramener M. al Hariri à son ancien poste.
M. al Hariri a quitté son poste de Premier ministre libanais le 29 octobre, au milieu des tensions politiques croissantes au sein du gouvernement et des appels publics à mettre fin à la corruption, aux inégalités et au sectarisme dans le pays.
Les efforts antérieurs pour mettre un nouveau Premier ministre aux commandes avaient été bloqués après que des factions politiques rivales n’aient pas réussi à s’entendre sur une nouvelle voie à suivre.
Une administration est nécessaire de toute urgence pour faire face à la crise qui sévit dans le pays, les donateurs étrangers retenant leur soutien financier jusqu'à ce qu'un cabinet soit en place pour mener à bien les réformes.


