Des bus transportant des électeurs au Sri Lanka ont été attaqués, les craintes pour la sécurité se poursuivant à la suite d'un attentat terroriste qui a tué 269 personnes plus tôt cette année.
Les électeurs musulmans ont été touchés par balle et leur route a été bloquée par des pneus brûlés dans le nord du pays, quelques heures avant l'ouverture du scrutin présidentiel, selon le Centre de surveillance de la violence électorale, basé à Colombo.
Aucun blessé n'a été signalé et la police enquête, a précisé le groupe.
Dimanche de Pâques, sept kamikazes de l'État islamique ont tué 269 personnes dans trois hôtels de luxe et trois églises.
Les services du dimanche ont été annulés le week-end après les attentats, craignant de nouvelles attaques.
Le président sortant, Maithripala Sirisena, ne fait pas partie des 35 candidats à l'élection. Il a été critiqué pour sa gestion des attentats.
Les minorités tamoules et musulmanes craignent que l'élection ne voit le candidat principal Gotabaya Rajapaksa prendre le pouvoir.
Il est le frère de l'ancien président Mahinda Rajapaksa, à qui l'on doit la défaite contre les rebelles du tigre tamoul, organisation militante et politique.
La paire était considérée comme une ligne dure, ce qui a amené certaines minorités à craindre pour leur avenir si elles reprenaient le pouvoir.
M. Rajapaksa, âgé de 71 ans, s'est présenté comme le seul candidat capable de protéger les Sri-Lankais.
Son rival le plus proche serait le ministre du Logement, Sajith Premadasa, dont les partisans ont organisé les bus pour les électeurs musulmans. Beaucoup de ceux qui se trouvaient dans les bus avaient fui leur domicile en 1982 par crainte des rebelles tamouls.
Les résultats sont attendus dès dimanche avec près de 16 millions de personnes sur les 22 millions d'habitants éligibles au vote.
Il s’agit du troisième scrutin depuis la fin de la guerre civile qui a duré 30 ans dans le pays, en 2009.



