Edward Snowden, le dénonciateur américain qui a divulgué des documents classifiés détaillant les programmes de surveillance du gouvernement, demande à la France de lui accorder l'asile.
L'ancien contractant de la US National Security Agency vit actuellement en Russie afin d'éviter des poursuites aux États-Unis.
"Protéger les lanceurs d'alerte n'est pas un acte hostile", a-t-il déclaré lundi à la radio française Inter, lors de son appel au président français Emmanuel Macron.
"Accueillir quelqu'un comme moi n'est pas une attaque contre les États-Unis".
Il a demandé en vain son asile en France en 2013 sous le prédécesseur de M. Macron, François Hollande, et a également demandé l'asile dans plusieurs autres pays.
M. Snowden a été accusé de fuites "très préjudiciables" après avoir remis des dizaines de milliers de documents très secrets à des journalistes en 2013.
Le premier article basé sur ces documents avait été publié il y a six ans et révélait une décision de justice secrète permettant à la US National Security Agency (NSA) de collecter les données de plus de 120 millions d'appels téléphoniques entre Américains ordinaires.
Plus de révélations de surveillance basées sur des documents très secrets ont été publiées dans les jours et les semaines qui ont suivi, toutes issues de documents que M. Snowden avait obtenus de la NSA alors qu'il travaillait comme contractant.
Les articles ont été publiés dans des journaux tels que The Guardian, le Washington Post et le New York Times.
En juin 2013, il avait été inculpé de violation de la loi sur l'espionnage de 1917 et de vol de biens appartenant au gouvernement. Son passeport avait été révoqué.
Quelques jours plus tard, il s'est rendu à Moscou où les autorités russes ont constaté que son passeport avait été annulé et qu'il avait été confiné au terminal de l'aéroport pendant plus d'un mois. La Russie lui a ensuite accordé le droit d’asile et il est autorisé à rester jusqu’en 2020 au moins.
Mémoire permanent de M. Snowden, qui raconte pour la première fois l'histoire de sa vie, sera publié mardi dans une vingtaine de pays, dont la France.
La présidence française n'a pas commenté.

