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Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, quittera ses fonctions la semaine prochaine alors que le constructeur automobile est aux prises avec un scandale de rémunération des dirigeants.
Lannonce a fait suite à une réunion du conseil dadministration du constructeur automobile lundi.
Un peu plus tôt, M. Saikawa avait déclaré aux médias japonais quil était "désireux de passer le flambeau" lorsquon lui demandait sil se préparait à démissionner.
Le patron de Nissan avait subi des pressions après avoir déclaré quil avait été surpayé dans le cadre dun programme de bonus. Cependant, il a nié avoir mal agi.
Le président du conseil, Yasushi Kimura, a déclaré aux journalistes que M. Saikawa quitterait ses fonctions le 16 septembre.
"Après la discussion du conseil dadministration, le conseil a demandé à M. Saikawa de se retirer du poste de directeur exécutif. M. Saikawa a accepté cette proposition", a déclaré M. Kimura.
Nissan a déclaré espérer trouver un remplaçant d’ici la fin du mois prochain. Le chef de l’exploitation, Yasuhiro Yamauchi, assumera ce rôle temporairement.
Ralentissement des ventes
Agé de 65 ans, il avait été accusé davoir reçu des paiements supplémentaires au titre doptions dachat dactions pour des centaines de milliers de dollars en 2013.
Il s’agissait du dernier tournant d’une saga qui sévit au sein de la société et qui est centrée sur les paiements incorrects aux plus hauts dirigeants.
Après des informations selon lesquelles M. Saikawa sapprêtait à se retirer, le patron de Nissan a déclaré à la presse au Japon: "Jai hâte de passer le flambeau à la prochaine génération le plus rapidement possible".
Auparavant, il avait annoncé sa démission face au ralentissement des ventes et à la baisse des bénéfices.
Cette performance en baisse a amené la société à dévoiler ses plans visant à supprimer 12 500 emplois dans le monde.
Les problèmes de M. Saikawa sont le dernier scandale qui ait frappé le constructeur japonais, à la suite de larrestation de lancien président Carlos Ghosn en novembre.
M. Ghosn, larchitecte de lalliance Renault-Nissan, fait face à des accusations dinconduite financière et dabus de confiance. Il nie tout acte répréhensible et a déclaré que son arrestation au Japon résultait dun "complot et dune trahison" à son encontre.
La saga a mis en doute lavenir de lalliance Renault-Nissan et les perspectives de la société.
Sa longue détention à Tokyo a également conduit à un examen minutieux du système juridique japonais.