Trump et Macron dans des moments plus heureux.
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Le président Donald Trump a tweeté en réponse à une loi française votée il y a deux semaines qui obligera les géants américains de la technologie à payer des taxes plus élevées en France. Trump a laissé entendre que le vin français pourrait faire l’objet d’un nouveau tarif grâce à ce qu’il a appelé la "folie" du président français Emmanuel Macron.
La France a adopté la loi un jour après que le gouvernement Trump ait annoncé son intention de déterminer si la taxe numérique prévue par la France équivalait à une pratique commerciale déloyale en discriminant les entreprises américaines. Le 11 juillet, le Sénat a adopté le projet de loi créant une taxe de 3% sur les grandes entreprises de technologie fournissant des services aux utilisateurs français. Cela pourrait affecter les géants américains Apple, Facebook, Amazon et Google.
La France vient d'imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu'un les taxe, cela devrait être leur pays d'origine, les États-Unis. Nous annoncerons sous peu une action réciproque substantielle sur la folie de Macron. J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français!
– Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 26 juillet 2019
"La France vient d'imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises américaines de technologie. Si quelqu'un les taxe, cela devrait être leur pays d'origine, les États-Unis", a déclaré Trump vendredi. "Nous annoncerons sous peu une action réciproque substantielle sur la folie de Macron.
"J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français!"
L'enquête américaine sur les nouvelles règles françaises, annoncée le 10 juillet, sera menée par le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer. Ce sera une enquête 301, du même type qui a conduit à l’imposition de tarifs à la Chine l’année dernière.
"Les Etats-Unis sont très préoccupés par le fait que la taxe sur les services numériques, qui devrait être adoptée par le Sénat français demain, vise injustement les entreprises américaines", a déclaré Lighthizer dans un communiqué publié en juillet. "Le président a ordonné que nous examinions les effets de cette législation et déterminions si elle est discriminatoire ou déraisonnable et constitue une charge ou une restriction du commerce aux États-Unis".
Un groupe de commerce représentant Microsoft, Google, Facebook et Amazon a qualifié l'enquête "de étape importante dans l'exercice du leadership américain pour endiguer le flot de nouvelles taxes discriminatoires en Europe".
Les États-Unis tiendront leur première audience sur l'enquête le 19 août, avait déjà annoncé Reuters.
La nouvelle loi française concerne les entreprises réalisant au moins 750 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, soit environ 844 millions de dollars, ainsi que 25 millions d'euros de chiffre d'affaires numérique en France. Au cours des dix dernières années, le gouvernement français et l'Union européenne ont enquêté sur les arriérés d'impôts de Apple, Google, Amazon et Facebook afin de déterminer s'ils paient suffisamment.