Le président français Emmanuel Macron a déclaré à son homologue iranien qu'il était "profondément préoccupé" par la poursuite de l'affaiblissement de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, avertissant que ses conséquences seraient inévitables.
M. Macron s'est entretenu samedi avec le président iranien Hassan Rouhani, une journée à peine avant que l'Iran annonce une augmentation de la pureté de l'enrichissement de l'uranium au-delà de la limite fixée dans l'accord avec les autres puissances mondiales.
Une déclaration du bureau de M. Macron a déclaré: "Le président a rappelé sa profonde préoccupation face au risque d'un nouvel affaiblissement de l'accord nucléaire de 2015 et aux conséquences qui en découleraient nécessairement".
Le président français a également déclaré qu'il "explorera d'ici au 15 juillet les conditions d'une reprise du dialogue entre toutes les parties".
Le bureau de M. Macron n'a pas donné plus de détails sur la nouvelle date du 15 juillet et sur ce qui devait se passer jusque-là.
Selon la télévision iranienne, M. Rouhani a déclaré à M. Macron que "la levée de toutes les sanctions peut être le début d'un mouvement entre l'Iran et six grandes puissances".
"Les sanctions américaines sont une guerre économique à grande échelle contre l'Iran qui pourrait créer davantage de crise dans la région et dans le monde", a-t-il ajouté.
L’avertissement a été lancé au milieu des tensions entre l’Iran et les États-Unis, un an après que le président Donald Trump se soit retiré de l’accord nucléaire et ait réimposé les sanctions imposées à la nation du Golfe.
L'Iran doit annoncer dimanche qu’il a augmenté son enrichissement à 5%, malgré l’accord le limitant à 3,67% – cassant ainsi termes de l'accord nucléaire iranien.
Le pays dit que son programme nucléaire est à des fins purement pacifiques, mais il est à craindre que l’augmentation de sa capacité ne conduise à la production d’armes nucléaires.
L’annonce annoncée tôt dimanche matin est considérée comme un revers pour les signataires restants de l’accord, y compris le Royaume-Uni, qui exhorte l’Iran à rester attaché à l’accord.
L’Iran cherche à lever les sanctions imposées par les États-Unis, qui ont sérieusement pesé sur leurs exportations de pétrole, comme condition préalable à l’ouverture de négociations avec les six pays signataires.

