
Les marchés boursiers se sont ressaisis après que les États-Unis et la Chine ont décidé de reprendre les négociations commerciales, atténuant ainsi les craintes quant à l'escalade d'un conflit dommageable entre les deux plus grandes économies du monde.
Le FTSE 100 a progressé d'environ 1%, portant l'indice au-dessus de la barre des 7 500, à son plus haut niveau depuis fin avril, tandis que les bourses européennes ont également fortement progressé.
Cela a suivi les gains des marchés asiatiques du jour au lendemain, après une réunion entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping en marge du sommet du G20 ce week-end.
M. Trump a proposé des concessions, notamment en n'imposant aucun nouveau tarif commercial ni en assouplissant les restrictions imposées à la société de technologie chinoise Huawei – qui a récemment été placée sur une liste noire des États-Unis.
La Chine a accepté de faire de nouveaux achats non spécifiés de produits agricoles américains et de retourner à la table des négociations.
Ces évolutions ont permis au FTSE d’augmenter dès la reprise des négociations lundi, sous la houlette du groupe industriel Melrose – en hausse de plus de 3% -, tandis que Prudential et HSBC, deux puissances financières axées sur l’Asie, ont également progressé.
La remontée du prix du pétrole – le Brent ayant progressé de 3% pour atteindre près de 67 dollars le baril – a également contribué à la hausse des stocks.
L'augmentation est survenue après que l'OPEP et d'autres pays producteurs de pétrole eurent décidé d'accroître les coupures d'approvisionnement lors d'une réunion à Vienne.
Cela a permis à BP, cotée au Royaume-Uni, d'augmenter de 2% et Royal Dutch Shell, de plus de 1%.
En Allemagne, un géant exportateur particulièrement sensible aux tensions commerciales mondiales, le Dax a augmenté de 1,6% en début de séance.
Ipek Ozkardeskaya, analyste de marché principal chez London Capital Group, a déclaré: "Trump et Xi ont donné aux investisseurs ce qu'ils voulaient lors du sommet du G20 à Osaka ce samedi: de l'espoir.
"Un accord n'est pas encore scellé, mais les deux pays ont fait preuve d'une volonté commune pour mettre fin à l'impasse et poursuivre les négociations."