La Russie a lancé un brise-glace à propulsion nucléaire dans le cadre de plans ambitieux visant à exploiter le potentiel commercial de l'Arctique.
Il fait partie d'un programme visant à renouveler et élargir sa flotte de navires. Ce navire fait partie d'un trio qui, une fois achevé, deviendra le plus grand et le plus puissant brise-glace du monde.
Le navire, appelé l'Oural, a été sorti d'un chantier naval à Saint-Pétersbourg samedi.
Conçu pour accueillir un équipage de 75 personnes, l’Oural pourra découper la glace jusqu’à environ trois mètres d’épaisseur.
La Russie est en train de construire de nouvelles infrastructures et de réhabiliter ses ports alors que, dans un contexte de cycles climatiques plus chauds, elle est prête à augmenter le trafic via ce qu'elle appelle la route maritime du Nord (NSR), qu'elle envisage de naviguer toute l'année.
L'Oural devrait être transféré à la société publique russe d'énergie nucléaire Rosatom en 2022, après l'entrée en service des deux autres brise-glace de la même série, Arktika (Arctique) et Sibir (Sibérie).
Moscou tente de se renforcer dans le Grand Nord alors qu'il rivalise avec le Canada, les États-Unis, la Norvège et ses rivaux traditionnels, ainsi qu'avec la nouvelle venue, la Chine.
En 2035, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la flotte russe de l'Arctique utiliserait au moins 13 brise-glace à usage intensif, dont neuf seraient équipés de réacteurs nucléaires.
Selon les estimations du US Geological Survey, l'Arctique possède des réserves de pétrole et de gaz équivalant à 412 milliards de barils de pétrole, soit environ 22% du pétrole et du gaz non découverts dans le monde.
Moscou espère que la route reliant Mourmansk au détroit de Béring, près de l’Alaska, pourra décoller du fait de la réduction du temps de transport maritime d’Asie à Europe.


