Le mélange du 1er mai de Gilets Jaunes, de syndicalistes et du bloc noir de la gauche radicale allait toujours être désordonné.
Avec 7 400 policiers anti-émeute à Paris et une foule nombreuse, les manifestants d'aujourd'hui ont apporté des lunettes de protection et des masques à gaz, ainsi que leurs gilets jaunes.
Les affrontements avec la police sont devenus une caractéristique des marches du samedi des Gilets Jaunes et ne faisaient pas exception à la règle, avec des combats acharnés entre la police anti-émeute et des manifestants masqués, l'air chargé de gaz lacrymogène et de camions à canons à eau à portée de main.
Le ministère français de l'Intérieur avait prévenu que près de 2 000 manifestants du bloc noir – des militants vêtus de noir et de foulards – descendraient sur Paris avec des renforts possibles de l'étranger.
Les émeutes du 1er mai sont l'un de leurs passe-temps favoris, que ce soit à Paris ou à Berlin, mais ils ne semblaient pas être les seuls à causer des troubles.
"Tout Paris hait la police", ont scandé les foules aux côtés d'officiers anti-émeute aux côtés du Premier Mai, voire de classiques anti-mondialisation – "anti, anti, anti-capitaliste".
Le problème de la violence a entaché le mouvement des Gilets Jaunes, suscitant la colère de nombreux auteurs de l'accusation de brutalité de la police, tout en aliénant ceux qui estiment que leur cause a été détournée par ceux qui se sont fait avoir.
Les gens dans les rues appelaient aujourd'hui à la révolution et à la démission du président Emmanuel Macron.
Le train de mesures qu'il a proposé la semaine dernière pour tenter de répondre à leurs préoccupations ne semble pas avoir touché les parties.
Il était hors de contact, n'écoutait pas, symptomatique d'une élite qui s'enrichissait du sol alors que les autres avaient vu leur niveau de vie se détériorer – c'était l'essentiel de mes conversations d'aujourd'hui.
Il est difficile de savoir ce qui toucherait les côtés. Plus de référendums est un refrain commun. La démocratie remise dans les mains du peuple.
Les manifestants ont appelé aujourd’hui le 25ème acte dans leur mouvement de veste jaune après 24 manifestations consécutives le samedi.
Le président Macron doit prier pour que le rideau tombe, mais d'après ce que j'ai vu aujourd'hui, ces manifestants ont encore quelques actes en plus.
La tragédie de la démocratie libérale se déroule dans la rue française.



