Le procureur général israélien a annoncé son intention d'inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption.
M. Netanyahu est soupçonné d'accepter des cadeaux, y compris des cigares et du champagne, de la part d'hommes d'affaires fortunés et de distribuer des faveurs en échange d'une couverture médiatique favorable.
C'est la première fois qu'un Premier ministre israélien en activité est officiellement mis au courant des poursuites prévues.
Il pourrait être condamné à une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison s'il était reconnu coupable de corruption et à une peine maximale de trois ans pour fraude et abus de confiance.
La police avait recommandé d'inculper le politicien âgé de 69 ans pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes.
Le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé sa décision après plus de deux ans d’enquêtes.
Le dernier développement intervient six semaines à peine avant une élection serrée du 9 avril, au cours de laquelle M. Nethanyahu se présente pour un quatrième mandat consécutif.
Le dépôt des accusations dépendra du résultat de l'audience, qui pourrait avoir lieu après le concours.
Lors de l'audience, le chef de droite pourrait tenter de persuader le procureur général de ne pas l'inculper.
M. Netanahu nie tout acte répréhensible et affirme qu'il n'a aucune intention de démissionner.
Il a qualifié ces allégations de "chasse aux sorcières orchestrée par les médias" visant à le démettre de ses fonctions.
Et son parti, le Likoud, a qualifié l'acte d'accusation imminent de "persécution politique".
