Les Nations Unies se disent préoccupées par 200 familles qui restent bloquées dans la dernière poche du territoire détenu par l'État islamique en Syrie.
Les civils sont utilisés comme boucliers humains par environ 300 militants encore détenus dans une petite zone du village de Baghuz, ce qui ralentit l’avancée des Forces démocratiques syriennes (SDF) soutenues par les États-Unis.
La responsable des droits de l'homme des Nations Unies, Michelle Bachelet, s'est dite inquiète pour le bien-être des civils et a appelé à leur permettre de sortir en toute sécurité.
Elle a ajouté que les extrémistes empêchaient activement les civils, y compris les femmes et les enfants, de quitter le petit espace de quelques centaines de mètres.
Les SDF dirigés par les Kurdes auraient ensuite annoncé que des camions avaient été envoyés dans l'enclave des djihadistes pour évacuer les civils.
Il a déclaré que l'isolement d'innocents était une étape importante dans la tentative de reprendre le dernier morceau de terre près de la frontière avec l'Irak.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme, un groupe de surveillance basé au Royaume-Uni, a déclaré que 50 camions étaient entrés dans la région, apparemment pour en extraire certaines des personnes piégées à l'intérieur.
L'observatoire avait précédemment indiqué qu'une demande d'évacuation de l'EI vers l'Irak avait été rejetée par le SDF.
En fin de semaine, le vice-président américain Mike Pence a déclaré que le califat IS avait été "décimé" et il a juré que les restes d'EI seraient "traqués partout et à chaque fois qu'ils élèveraient leur tête laide".
À l'apogée de la puissance des terroristes en 2014, le "culte de la mort" et son califat contrôlaient près du tiers de l'Irak et de la Syrie.
L'EI a perdu la plus grande partie de son territoire en 2017 après des campagnes militaires distinctes menées par les FDS et les gouvernements irakien et syrien.
Cependant, depuis lors, il a mené des attaques de guérilla dans les zones qu’il contrôle, et des responsables de l’Ouest comme du Moyen-Orient ont déclaré qu’il constituait toujours une menace.


