La Suisse décide d’interdire ou non les voiles musulmans lors d’un référendum national – une décision qui a été initiée avant la pandémie de coronavirus.
Les électeurs décideront d’une proposition d’extrême droite d’interdire tout ce qui couvre le visage, comme les burkas et les niqabs, ce qui en fait un sondage qui est considéré comme un test des attitudes envers les musulmans.
Les masques de protection contre le COVID-19 seront toujours autorisés car ils sont couverts par les exemptions potentielles, qui stipulent que les couvertures sont autorisées sur les sites religieux, pour des raisons de santé ou dans des conditions météorologiques particulières.
Souvent appelée «l’interdiction de la burqa», l’initiative des groupes de droite comprend également l’interdiction du port de masques de ski et de bandanas souvent utilisés pour manifester.
Actuellement, les masques de protection contre le COVID sont obligatoires dans les lieux publics très fréquentés de la Suisse en raison de la pandémie.
La proposition interdirait le port d’autres masques faciaux en public, notamment dans la rue, dans les transports publics et dans les bureaux, restaurants, magasins et stades de football. Les exceptions ne sont pas autorisées pour les touristes.
Il a été rapporté que seule une poignée de résidents suisses portent des masques comme des burkas et des niqabs.
La proposition dans le cadre du système suisse de démocratie directe ne mentionne pas directement l’islam mais les politiciens locaux, les médias et les militants ont déclaré qu’il s’agissait d’une attaque contre la religion.
Les sondages d’opinion ont indiqué que la mesure pourrait passer de manière restrictive et que la proposition deviendrait loi.
Walter Wobmann, président de la commission du référendum et député du Parti populaire suisse, a déclaré: « En Suisse, notre tradition est que vous montriez votre visage. C’est un signe de nos libertés fondamentales. »
Il a décrit les couvertures faciales comme la burqa et le niqab comme « un symbole de cet islam politique extrême qui est devenu de plus en plus proéminent en Europe et qui n’a pas sa place en Suisse ».
La proposition, qui pour certains semble dépassée dans une Europe où le port de masques de protection est désormais de plus en plus courant et pourrait bien le rester pendant un certain temps, a recueilli le soutien nécessaire pour déclencher un référendum en 2017.
Cinq autres pays européens ont déjà introduit une telle interdiction, dont France et L’Autriche. Deux cantons suisses ont déjà des interdictions locales sur les masques faciaux.
Si le mouvement échoue, il est possible que les visiteurs soient toujours obligés de montrer leur visage aux frontières.
Il s’agit de l’un des trois référendums qui ont lieu dimanche. Les électeurs seront également interrogés sur un système d’identité électronique soutenu par le gouvernement et un accord de libre-échange avec l’Indonésie.
En 2009, les Suisses ont voté pour interdire la construction de nouveaux minarets.
